Un slam court, c’est 8 à 16 lignes construites autour d’une seule idée, avec une accroche, une montée et une chute — voici trois exemples originaux libres d’inspiration. Vous pouvez vous en servir comme modèles de structure pour un devoir ou un premier passage sur scène (mais écrivez vos propres mots : en slam, on ne dit que ses textes).
Exemple 1 — Le réveil (le quotidien) #
Sept heures, le réveil aboie, je négocie.
Cinq minutes, promis, juré — mensonge établi.
Le café coule, la journée me regarde de haut,
je lui rends son regard, je remonte le paletot.
Dehors il pleut des obligations,
moi je marche en collectionnant les flaques et les questions.
Et si aujourd’hui, pour une fois,
la journée se réveillait avant moi ?
Exemple 2 — La boulette (l’école) #
J’ai rendu ma copie comme on jette une bouteille à la mer,
en espérant qu’elle échoue sur une île sans barème.
Le prof a levé un sourcil, moi j’ai baissé les deux,
on s’est compris sans se parler, c’était déjà mieux.
Mais un jour, je vous jure, sur cette même feuille blanche,
j’écrirai quelque chose qui me ressemble et qui flanche pas.
Ce jour-là, gardez la note :
moi je garderai les mots.
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Exemple 3 — Maman (la famille) #
Elle compte pas ses heures, elle compte les nôtres,
elle éteint ses soucis pour rallumer les vôtres.
Ses mains sentent le savon et les dimanches,
sa voix répare les genoux et les mauvaises pentes.
Je ne lui dis jamais, c’est trop grand pour ma bouche,
alors je l’écris ici, en douce :
merci.
Ce que ces trois textes ont en commun #
| Ingrédient | À quoi ça sert |
|---|---|
| Une accroche dès la ligne 1 | Capter l’oreille immédiatement |
| Un seul thème par texte | Rester clair en moins d’une minute |
| Des images concrètes | « le réveil aboie » marque plus que « je suis fatigué » |
| Une chute courte | La dernière ligne est la plus courte : elle claque |
| Rimes libres | Présentes mais jamais forcées |
Pour écrire le vôtre : choisissez UNE scène précise de votre vie, décrivez-la avec deux ou trois images à vous, et terminez par une ligne très courte qui retourne le texte ou le referme.
Pour un tournoi ou une scène, non : la règle fondatrice du slam est de dire ses propres textes. Pour un exercice scolaire, demandez à votre professeur — souvent l’écriture fait partie de la note.
Ce n’est pas obligatoire, mais un titre aide à l’annoncer sur scène (« ce texte s’appelle… ») et donne une première image au public.
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Entre 25 et 40 secondes chacun à débit normal — parfaits comme base à développer pour atteindre 1 à 2 minutes.
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Combien de temps durent ces exemples à l’oral ?